Probabilités · Cours 2BAC PC

Ce cours de probabilités 2BAC PC et SVT couvre la formule de Laplace, la probabilité conditionnelle, les variables aléatoires et la loi binomiale, avec méthodes et exercices corrigés. Retrouvez les autres leçons dans la catégorie 2Bac PC-SVT.

Cours de probabilités 2ème Bac

Ce cours de probabilités 2BAC PC est conçu pour les élèves de Physique-Chimie et SVT. Tu y trouveras toutes les notions des probabilités 2BAC PC : dénombrement, probabilité conditionnelle, variables aléatoires et loi binomiale, avec des exemples résolus pas à pas.

DéfinitionÀ connaître par cœur.
Théorème / PropriétéÀ retenir et à citer.
ExempleRésolu étape par étape.
AstucePour mieux comprendre.
AttentionErreur fréquente.

1Vocabulaire des probabilités 2BAC PC et formule de Laplace

L’idée Une probabilité est un nombre entre 0 et 1 qui mesure « les chances » qu’un événement arrive. Quand tous les résultats ont les mêmes chances, on compte : c’est le lien avec le chapitre Dénombrement.
Vocabulaire
  • Expérience aléatoire : une expérience dont on ne peut pas prévoir le résultat (lancer un dé, tirer une boule…).
  • Univers Ω : l’ensemble de tous les résultats possibles (les éventualités).
  • Événement A : une partie de Ω. Événement élémentaire : un seul résultat. Événement certain : Ω. Événement impossible : ∅.
  • A ∪ B = « A ou B » ; A ∩ B = « A et B » ; A = « non A » (événement contraire).
  • A et B sont incompatibles si A ∩ B = ∅.
Propriétés d’une probabilité P
  1. 0 ≤ P(A) ≤ 1 ; P(Ω) = 1 ; P(∅) = 0.
  2. P(A ∪ B) = P(A) + P(B) − P(A ∩ B). Si A et B sont incompatibles : P(A ∪ B) = P(A) + P(B).
  3. P(A) = 1 − P(A).
Équiprobabilité · formule de Laplace Si tous les résultats ont la même probabilité :
P(A) = nombre de cas favorablesnombre de cas possibles = Card(A)Card(Ω)
Dénombrer les cas selon le type de tirage Pour tirer p objets parmi n : simultané → Cpn cas ; successif sans remise → Apn cas ; successif avec remise → np cas. Le calcul de P(A) donne le même résultat en comptant « avec ordre » partout ou « sans ordre » partout, tant qu’on reste cohérent.
Exemple · Deux dés

On lance deux dés. Ω contient 6 × 6 = 36 résultats équiprobables.

P(somme = 7) : les couples (1,6), (2,5), (3,4), (4,3), (5,2), (6,1), soit 6 cas : 636 = 16.

P(deux résultats égaux) = 636 = 16.

Exemple · Urne

Une urne contient 9 boules numérotées de 1 à 9. On en tire 2 simultanément. P(deux boules impaires) ?

Cas possibles : C29 = 36. Cas favorables : 5 impaires, C25 = 10.
P = 1036 = 518

Avec des tirages successifs sans remise : 59 × 48 = 2072 = 518 : même résultat ✓.

2Probabilités 2BAC PC : probabilité conditionnelle et indépendance

L’idée Quand on a une information (« B est réalisé »), les chances de A changent. On restreint l’univers à B.
Probabilité conditionnelle Soit B un événement avec P(B) ≠ 0. La probabilité de A sachant B est
PB(A) = P(A ∩ B)P(B)
On en déduit la formule des probabilités composées : P(A ∩ B) = P(B) × PB(A).
Probabilités totales Si B et B sont de probabilités non nulles :
P(A) = P(B) × PB(A) + P(B) × PB(A)
Sur un arbre pondéré : on multiplie les probabilités le long d’une branche, et on additionne les branches qui mènent à A.
Événements indépendants A et B sont indépendants si P(A ∩ B) = P(A) × P(B). Cela équivaut à PB(A) = P(A) : savoir B ne change pas les chances de A.
Attention Incompatibles ≠ indépendants. Deux événements incompatibles (de probabilités non nulles) sont même très dépendants : si l’un arrive, l’autre n’arrive pas.
Exemple 1 · Tirages sans remise

Une urne : 7 boules blanches et 5 noires. On tire 2 boules successivement sans remise. P(2 blanches) ?

P(B1) = 712 ; PB1(B2) = 611
P(B1 ∩ B2) = 712 × 611 = 42132 = 722
Exemple 2 · Deux machines

Une usine a deux machines. M1 fabrique 60 % des pièces, dont 2 % sont défectueuses. M2 fabrique 40 %, dont 5 % sont défectueuses. D = « la pièce est défectueuse ».

P(D) = 0,6 × 0,02 + 0,4 × 0,05 = 0,012 + 0,020 = 0,032

Sachant qu’une pièce est défectueuse, quelle est la probabilité qu’elle vienne de M1 ?

PD(M1) = P(M1 ∩ D)P(D) = 0,0120,032 = 0,375

3Variable aléatoire et loi de probabilité

L’idée Une variable aléatoire transforme chaque résultat de l’expérience en un nombre (une somme, un gain, un nombre de succès…). Ensuite on étudie ces nombres.
Définition Une variable aléatoire X est une application X : Ω → ℝ. Elle prend un nombre fini de valeurs x1, …, xr. On note (X = xi) l’événement « X prend la valeur xi » et pi = P(X = xi).

La loi de probabilité de X est la donnée des couples (xi ; pi), présentée dans un tableau. On a toujours p1 + … + pr = 1.

Exemple · Somme de deux dés

X = la somme des deux résultats. Loi de X (on compte pour chaque somme le nombre de couples sur 36) :

xi23456789101112
pi136236336436536636536436336236136
Exemple · Un jeu

On lance deux dés. Si on obtient deux fois le même résultat, on gagne 10 €, sinon on perd 1 €. Soit Y le gain algébrique.

yi10−1
pi636 = 163036 = 56
Vérification express Après avoir fait un tableau de loi, additionne toujours les pi : le total doit faire 1.

4Espérance, variance, écart type

Espérance mathématique
E(X) = Σi xi pi = x1p1 + x2p2 + … + xrpr
C’est la moyenne pondérée des valeurs de X : si on répétait l’expérience un très grand nombre de fois, la moyenne des résultats se rapprocherait de E(X).
Jeu favorable ou non Si X est le gain d’un jeu : E(X) > 0 → jeu favorable au joueur ; E(X) < 0 → défavorable ; E(X) = 0 → jeu équitable (équilibré).
Variance et écart type
V(X) = Σi pi (xi − E(X))2  =  E(X2) − (E(X))2
σ(X) = √(V(X))
où E(X2) = Σ xi2 pi. L’écart type mesure la dispersion des valeurs autour de E(X).
Quelle formule pour V ? La seconde, V = E(X²) − E(X)², est presque toujours plus rapide : calcule d’abord E(X), puis E(X²).
Exemple · Somme de deux dés

E(X) = 2 + 6 + 12 + 20 + 30 + 42 + 40 + 36 + 30 + 22 + 1236 = 25236 = 7. En moyenne, la somme vaut 7.

V(X) = 136(2 − 7)² + 236(3 − 7)² + … + 136(12 − 7)² = 356, donc σ(X) = √(356) ≈ 2,42.

Exemple · Le jeu des deux dés

E(Y) = 10 × 16 − 1 × 56 = 56 € : le jeu est favorable (en moyenne on gagne 56 € par partie).

E(Y²) = 100 × 16 + 1 × 56 = 1056 = 17,5. V(Y) = 17,5 − (56)² = 630 − 2536 = 60536, σ(Y) ≈ 4,10.

5La loi binomiale en probabilités 2BAC PC

L’idée On répète n fois la même expérience à deux issues (succès / échec), indépendamment. On compte le nombre de succès : c’est une variable aléatoire dont la loi s’appelle loi binomiale.
Épreuve de Bernoulli Expérience aléatoire à deux issues seulement : « succès » (probabilité p) et « échec » (probabilité q = 1 − p). Exemples : pile ou face (p = 12) ; obtenir un 6 avec un dé (p = 16, q = 56).
Loi binomiale B(n ; p) On répète n fois, de façon indépendante, une épreuve de Bernoulli de probabilité de succès p. Soit X le nombre de succès. Alors, pour 0 ≤ k ≤ n :
P(X = k) = Ckn pk qn−k = Ckn pk (1 − p)n−k
E(X) = np  ;  V(X) = npq  ;  σ(X) = √(npq)
Pourquoi cette formule ? Une suite précise avec k succès et n − k échecs a pour probabilité pkqn−k (épreuves indépendantes : on multiplie). Il y a Ckn façons de choisir les k places des succès parmi les n épreuves. On multiplie.
Vérification La somme de toutes les probabilités vaut 1, d’après le binôme de Newton : nΣk=0 Ckn pkqn−k = (p + q)n = 1.
Quand peut-on utiliser la loi binomiale ? Il faut : (1) deux issues seulement, (2) la même probabilité p à chaque épreuve, (3) des épreuves indépendantes (donc un tirage avec remise). Pour un tirage sans remise dans une urne, on n’utilise pas la loi binomiale : on compte avec des combinaisons.
Exemples

1) Pile ou face 30 fois. X = nombre de « face ». P(X = 10) = C1030 (12)10(12)20 = C1030 (12)30 ≈ 0,0280. E(X) = 30 × 12 = 15 ; V(X) = 30 × 12 × 12 = 7,5.

2) Dé lancé 30 fois. X = nombre de « 6 ». P(X = 10) = C1030 (16)10 (56)20 ≈ 0,0130. E(X) = 30 × 16 = 5 ; V(X) = 30 × 16 × 56 = 256 ≈ 4,17.

« Au moins un succès » P(X ≥ 1) = 1 − P(X = 0) = 1 − qn. Beaucoup plus rapide que d’additionner P(X = 1) + … + P(X = n).

Essaie toi-même

P(X = k)P(X ≤ k)E(X)V(X)σ(X)
Diagramme en bâtons de la loi B(n ; p) : le bâton jaune est la valeur k choisie.

6Méthodes et erreurs à éviter en probabilités 2BAC PC

Que faire dans un exercice ?

On te demande…Tu fais…
Probabilité d’un événement (tous les cas équiprobables)Laplace : cas favorables / cas possibles, avec les outils de dénombrement.
« Au moins un… »1 − P(aucun).
Tirages successifs sans remiseMultiplie les probabilités le long de l’arbre, ou compte avec des arrangements.
Probabilité sachant BPB(A) = P(A ∩ B) / P(B).
Loi d’une variable aléatoireListe les valeurs, calcule chaque P(X = xi), vérifie que la somme fait 1.
Espérance, varianceE = Σ xipi ; V = E(X²) − E(X)² ; σ = √V.
Répétition indépendante d’une épreuve à 2 issuesLoi binomiale B(n ; p) : P(X = k) = Ckn pkqn−k, E = np, V = npq.
Jeu équitable ?Calcule E(X) : le jeu est équitable si E(X) = 0.

Erreurs à éviter

Une probabilité > 1 ou < 0Si tu trouves 1,3 ou −0,2, il y a une erreur : revois ton calcul.
Oublier de vérifier la somme = 1Dans un tableau de loi, la somme des pi doit valoir exactement 1.
Appliquer la loi binomiale sans remiseSans remise, les épreuves ne sont plus indépendantes : p change à chaque tirage.
Confondre CC et AATirage simultané : combinaison. Tirage successif avec ordre : arrangement.
Oublier le gain négatifDans un jeu, une perte compte comme une valeur négative de X (−1, −3…).
Confondre V et σσ est la racine de V. Donne l’unité de X pour σ, pas pour V.

7Exercices corrigés de probabilités 2BAC PC

★ Exercice 1 · Cinq pièces

On lance 5 pièces de monnaie équilibrées. Probabilité d’obtenir : a) exactement 3 faces ; b) au moins 3 faces.

Voir la solution

Ω a 25 = 32 résultats équiprobables.

a) C35 = 10 cas : P = 1032 = 516.

b) 3, 4 ou 5 faces : C35 + C45 + C55 = 10 + 5 + 1 = 16 : P = 1632 = 12.

★ Exercice 2 · Boules numérotées

Un sac contient 9 boules numérotées de 1 à 9. Probabilité de tirer une boule paire et une boule impaire : i) simultanément ; ii) successivement sans remise.

Voir la solution

Il y a 4 paires (2, 4, 6, 8) et 5 impaires.

i) C14 × C15C29 = 2036 = 59.

ii) (paire puis impaire) ou (impaire puis paire) : 49 × 58 + 59 × 48 = 4072 = 59. Même résultat ✓.

★★ Exercice 3 · Rouges, blanches, noires

Une urne contient 5 boules rouges, 3 blanches et 7 noires. On tire simultanément 3 boules. Probabilité d’obtenir : a) une boule de chaque couleur ; b) trois boules de même couleur ; c) 2 rouges et une boule d’une autre couleur ; d) au moins 2 noires.

Voir la solution

Cas possibles : C315 = 455.

a) 5 × 3 × 7 = 105 : P = 105455 = 313.

b) C35 + C33 + C37 = 10 + 1 + 35 = 46 : P = 46455.

c) C25 × 10 autres boules = 100 : P = 100455 = 2091.

d) Exactement 2 noires : C27 × 8 = 168 ; 3 noires : C37 = 35. Total 203 : P = 203455 = 2965.

★★ Exercice 4 · Le loto

On choisit 6 numéros parmi 49. Le tirage officiel comprend 6 numéros gagnants et 1 numéro complémentaire. Probabilité d’avoir : a) les 6 bons numéros ; b) 5 bons numéros et le complémentaire ; c) exactement 5 bons numéros (sans le complémentaire) ; d) 4 bons numéros ; e) 3 bons numéros (les autres numéros du tirage sont parmi les 43 non gagnants).

Voir la solution

Nombre de grilles : C649 = 13 983 816.

a) 1 grille : P = 113 983 816 ≈ 7,15 × 10−8.

b) C56 × 1 = 6 grilles : P = 613 983 816 = 12 330 636.

c) C56 × 42 = 252 grilles (le 6ᵉ numéro n’est ni gagnant ni complémentaire : 49 − 6 − 1 = 42) : P = 25213 983 816 ≈ 1,8 × 10−5.

d) C46 × C243 = 15 × 903 = 13 545 : P ≈ 9,7 × 10−4.

e) C36 × C343 = 20 × 12 341 = 246 820 : P ≈ 0,0177.

★★ Exercice 5 · Six villageois, six bistrots

Six villageois choisissent chacun, au hasard, un des 6 bistrots. a) Probabilité qu’ils choisissent tous le même ? b) Qu’au moins deux aient choisi le même ?

Voir la solution

Cas possibles : 66 = 46 656 (6 choix pour chacun, répétitions permises).

a) 6 cas (tous dans le bistrot 1, ou tous dans le 2, …) : P = 646 656 = 17 776.

b) Le contraire : tous différents, 6 ! = 720 cas. P = 1 − 72046 656 = 1 − 5324 = 319324 ≈ 0,985.

★★ Exercice 6 · La tombola

Une tombola comprend 1 000 billets dont 2 gagnants. Quel est le nombre minimal de billets à acheter pour que la probabilité de gagner (au moins un lot) soit supérieure à 0,5 ?

Voir la solution

En achetant k billets, P(aucun gagnant) = Ck998Ck1000 = (1000 − k)(999 − k)1000 × 999.

On veut P(gagner) = 1 − (1000 − k)(999 − k)999 000 > 0,5, c’est-à-dire (1000 − k)(999 − k) < 499 500.

Essais : k = 292 : 708 × 707 = 500 556 (trop grand) ; k = 293 : 707 × 706 = 499 142 < 499 500 ✓. Il faut acheter au minimum 293 billets.

★★ Exercice 7 · Commission européenne

Une commission de 20 membres : 12 allemands, 6 polonais et 2 hongrois. On en choisit 2 au hasard. Probabilité qu’ils aient la même nationalité ?

Voir la solution

Cas possibles : C220 = 190. Même nationalité : C212 + C26 + C22 = 66 + 15 + 1 = 82.

P = 82190 = 4195 ≈ 0,43.

★ Exercice 8 · Pile ou face avec gain

Au jeu de « pile ou face », on gagne 1 € si on obtient « pile » et on perd 2 € si on obtient « face ». X est le gain. Calculer E(X), V(X), σ(X).

Voir la solution

X vaut 1 ou −2, chacune avec la probabilité 12.

E(X) = 12 − 22 = −0,5 € (jeu défavorable). E(X²) = 12 × 1 + 12 × 4 = 2,5. V(X) = 2,5 − 0,25 = 2,25. σ(X) = 1,5.

★ Exercice 9 · Urne et gains

Une urne contient 12 boules noires et 8 blanches. Si on tire une blanche on gagne 5 €, si on tire une noire on perd 3 €. X est le gain. Calculer E(X), V(X), σ(X).

Voir la solution

P(X = 5) = 820 = 0,4 ; P(X = −3) = 1220 = 0,6.

E(X) = 5 × 0,4 − 3 × 0,6 = 2 − 1,8 = 0,2 €. E(X²) = 25 × 0,4 + 9 × 0,6 = 10 + 5,4 = 15,4. V(X) = 15,4 − 0,04 = 15,36. σ(X) = √15,36 ≈ 3,92.

★★ Exercice 10 · Un jeu de dé

On jette un dé non truqué : on gagne 5 € si on obtient 6, 2 € si on obtient 4 ou 5, on perd 3 € si on obtient 2 ou 3, et on perd 4 € si on obtient 1. X est le gain. Donner la loi de X, E(X), V(X), σ(X). Le jeu est-il favorable ? Combien faudrait-il gagner avec le 6 pour que le jeu soit équitable ?

Voir la solution
xi52−3−4
pi16262616

E(X) = 5 + 4 − 6 − 46 = −16 ≈ −0,17 € : jeu défavorable.

E(X²) = 25 + 8 + 18 + 166 = 676. V(X) = 676 − 136 = 40136 ≈ 11,14, σ(X) ≈ 3,34.

Si le 6 rapporte g € : E = g + 4 − 6 − 46 = 0 donne g = 6 €.

★★ Exercice 11 · Nombres premiers

On jette un dé. Si le nombre est premier, on gagne autant d’euros ; sinon on perd le nombre d’euros indiqué par le dé. Calculer E(X), V(X), σ(X). Proposer un changement minimal pour rendre le jeu équitable.

Voir la solution

Premiers : 2, 3, 5 (gains 2, 3, 5). Non premiers : 1, 4, 6 (gains −1, −4, −6). Chaque valeur a la probabilité 16.

E(X) = 2 + 3 + 5 − 1 − 4 − 66 = −16. E(X²) = 4 + 9 + 25 + 1 + 16 + 366 = 916. V(X) = 916 − 136 = 54536 ≈ 15,14. σ(X) ≈ 3,89.

Proposition : perdre 5 € (au lieu de 6 €) quand le 6 sort : E = 2 + 3 + 5 − 1 − 4 − 56 = 0 : le jeu devient équitable.

★★ Exercice 12 · Articles défectueux

Une boîte contient 30 articles dont 7 défectueux. On tire 3 articles simultanément. Quelle est l’espérance du nombre d’articles défectueux ?

Voir la solution

X = nombre de défectueux. C330 = 4 060. P(X = k) = Ck7 C3−k234 060 :

k0123
Nombre de cas1 7717 × 253 = 1 77121 × 23 = 48335

Total : 1 771 + 1 771 + 483 + 35 = 4 060 ✓. E(X) = 1 771 × 0 + 1 771 + 2 × 483 + 3 × 354 060 = 2 8424 060 = 0,7.

★★ Exercice 13 · QCM au hasard (binomiale)

Un étudiant répond au hasard à 10 questions à choix multiple (4 réponses, une seule correcte). a) Quel résultat peut-il espérer ? b) Quelle est sa probabilité de réussite (au moins 5 bonnes réponses) ?

Voir la solution

X = nombre de bonnes réponses ; X suit B(10 ; 14) (10 épreuves indépendantes, succès avec p = 14).

a) E(X) = 10 × 14 = 2,5 bonnes réponses.

b) P(X ≥ 5) = 10Σk=5 Ck10 (14)k(34)10−k ≈ 0,078 (environ 7,8 %).

★★ Exercice 14 · Six lancers de pièce

Une pièce est lancée 6 fois. X = nombre de « face ». a) Loi de X. b) P(X < 3). c) Nombre de « pile » espéré. d) V(X) et σ(X).

Voir la solution

X suit B(6 ; 12). P(X = k) = Ck664 :

k0123456
P(X = k)164664156420641564664164

b) P(X < 3) = 1 + 6 + 1564 = 2264 = 1132.

c) E(X) = 6 × 12 = 3, donc 3 « pile » en moyenne.

d) V(X) = 6 × 12 × 12 = 1,5 ; σ(X) = √1,5 ≈ 1,22.

★★ Exercice 15 · Le tireur

Un tireur atteint une cible avec la probabilité 13. a) S’il tire 6 fois, probabilité qu’il atteigne la cible au moins 3 fois ? b) Combien de fois doit-il tirer pour que la probabilité d’atteindre la cible au moins une fois dépasse 0,999 999 ?

Voir la solution

a) X suit B(6 ; 13). P(X ≥ 3) = 1 − P(X = 0) − P(X = 1) − P(X = 2).

P(X = 0) = (23)6 = 64729
P(X = 1) = 6 × 13 × (23)5 = 192729
P(X = 2) = 15 × (13)2 × (23)4 = 240729

P(X ≥ 3) = 1 − 496729 = 233729 ≈ 0,320.

b) P(au moins une fois) = 1 − (23)n > 0,999 999 ⇔ (23)n < 10−6 ⇔ n × ln(32) > 6 ln 10 ⇔ n > 6 ln 10ln 1,5 ≈ 34,07. Il faut tirer au moins 35 fois.

★★ Exercice 16 · Différence de deux dés

On jette deux dés. X est la différence positive des deux chiffres. Déterminer la loi de X, puis E(X).

Voir la solution

X vaut |a − b| avec a, b ∈ {1, …, 6}. Pour k ≥ 1 il y a 2(6 − k) couples ; pour k = 0 il y en a 6.

k012345
P(X = k)6361036836636436236

Somme : 6 + 10 + 8 + 6 + 4 + 2 = 36 ✓. E(X) = 0 + 10 + 16 + 18 + 16 + 1036 = 7036 = 3518 ≈ 1,94.

★★ Exercice 17 · Lot de pièces

10 % des pièces d’un lot sont défectueuses. On prélève un échantillon de 100 pièces (le lot est assez grand pour assimiler à des tirages avec remise). Probabilité d’avoir au plus 10 pièces défectueuses ?

Voir la solution

X suit B(100 ; 0,1). P(X ≤ 10) = 10Σk=0 Ck100 (0,1)k(0,9)100−k ≈ 0,583.

(Remarque : E(X) = 10 et σ(X) = √(100 × 0,1 × 0,9) = 3. Le calcul se fait à la calculatrice, ou avec l’outil « Essaie toi-même » du cours : n = 100 est trop grand pour lui, mais n = 40, p = 0,1 donne une idée du comportement.)

★★ Exercice 18 · Les enfants d’une famille

On suppose qu’il y a autant de chances d’avoir une fille ou un garçon. Une famille a 10 enfants. a) Nombre moyen de filles ? b) Probabilité d’avoir un nombre de filles égal à cette moyenne ? exactement 3 garçons ? au moins 2 filles ?

Voir la solution

X = nombre de filles suit B(10 ; 12).

a) E(X) = 10 × 12 = 5 filles.

b) P(X = 5) = C5101 024 = 2521 024 = 63256 ≈ 0,246.

Exactement 3 garçons = 7 filles : C7101 024 = 1201 024 = 15128.

Au moins 2 filles : 1 − P(X = 0) − P(X = 1) = 1 − 1 + 101 024 = 1 0131 024.

★★★ Exercice 19 · L’aquarium

Un aquarium contient 6 poissons rouges à 1,5 € pièce et 4 poissons jaunes à 2 € pièce. Un client achète 3 poissons au hasard. X est le prix à payer. a) Loi de X. b) E(X). c) Écart type de X.

Voir la solution

Soit k le nombre de poissons jaunes : prix = 4,5 + 0,5k. Cas possibles : C310 = 120. P(k) = Ck4 C3−k6120.

Prix xi (€)4,555,56
pi2012060120361204120

(Somme : 20 + 60 + 36 + 4 = 120 ✓.)

b) E(X) = 4,5 × 20 + 5 × 60 + 5,5 × 36 + 6 × 4120 = 612120 = 5,1 €.

c) E(X²) = 20,25 × 20 + 25 × 60 + 30,25 × 36 + 36 × 4120 = 3 138120 = 26,15. V(X) = 26,15 − 5,1² = 26,15 − 26,01 = 0,14. σ(X) = √0,14 ≈ 0,37 €.

★★★ Exercice 20 · Les deux machines

Une usine possède deux machines A et B. A produit 70 % des pièces et B produit 30 %. 3 % des pièces de A et 6 % des pièces de B sont défectueuses. 1) Probabilité qu’une pièce prise au hasard soit défectueuse ? 2) Sachant qu’elle est défectueuse, probabilité qu’elle vienne de B ? 3) On prend 5 pièces au hasard (on assimile à des tirages avec remise). Probabilité d’avoir au moins une pièce défectueuse ?

Voir la solution

1) P(D) = 0,7 × 0,03 + 0,3 × 0,06 = 0,021 + 0,018 = 0,039.

2) PD(B) = 0,0180,039 = 613 ≈ 0,46.

3) X suit B(5 ; 0,039). P(X ≥ 1) = 1 − (0,961)5 ≈ 1 − 0,820 = 0,18.

★Fiche résumé des probabilités 2BAC PC à retenir

  • Laplace : P(A) = Card(A) / Card(Ω) en équiprobabilité. P(A ∪ B) = P(A) + P(B) − P(A ∩ B) ; P(A) = 1 − P(A).
  • Tirages : simultané → Cpn ; successif sans remise → Apn ; avec remise → np.
  • Conditionnelle : PB(A) = P(A ∩ B) / P(B) ; P(A ∩ B) = P(B) PB(A) ; probabilités totales sur l’arbre.
  • Indépendants : P(A ∩ B) = P(A) P(B). Incompatibles ≠ indépendants.
  • Variable aléatoire : loi = tableau (xi ; pi), Σ pi = 1.
  • Espérance : E(X) = Σ xipi. Jeu équitable si E(X) = 0.
  • Variance : V(X) = E(X²) − E(X)² ; σ(X) = √V(X).
  • Loi binomiale B(n ; p) : P(X = k) = Ckn pkqn−k ; E = np ; V = npq ; σ = √(npq).
  • Au moins un succès : 1 − qn.
Le hasard n’est pas le chaos : il se calcule.
↑

Pour réussir en probabilités 2BAC PC, révise d’abord le cours puis entraîne-toi sur les exercices corrigés. Les probabilités 2BAC PC reviennent chaque année à l’examen national : bien maîtriser les probabilités 2BAC PC rapporte des points sûrs. Pour aller plus loin, consulte l’article loi binomiale sur Wikipédia.

Cette page de probabilités 2BAC PC se veut complète : chaque chapitre de probabilités 2BAC PC est suivi d’exercices corrigés, et la fiche finale résume les formules à connaître en probabilités 2BAC PC. Révise-la avant l’examen pour gagner du temps en probabilités 2BAC PC.